| Plongée en recycleur |
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La plongée en recycleur au Québec
La plongée "high-tech" gagne les québécoisUne trentaine de plongeurs techniques québécois se sont convertis en pilotes de recycleurs, voyons pourquoi. Au début des années 2000, le Québec a connu une recrudescence de l'intérêt pour la plongée " technique ". Les plongeurs se sont initiés à ce type de plongée en suivant un cheminement basé sur des équipements à circuit ouvert. Ils ont suivi des formations sur la plongée Nitrox, d'épaves pour ensuite évoluer vers la décompression. C'est l'évolution typique de celui qui se lance en plongée plus technique. Une faible partie de cette communauté, évoluent vers les niveaux trimix. Ces derniers sont motivés par la réalisation de plongées profondes sécuritaires. À ce stade, ces plongeurs ont dépensés entre cinq et sept mille dollars en divers équipements en plus de quelques centaines de dollars en gaz. Ce gaz est, lors de l'expiration, malheureusement, pour sa majeure partie relâché en des milliers de bulles formant ces rideaux miroitants qui gagnent la surface… À partir des années 2000, les recycleurs ont commencés à être des équipements plus abordables. Malgré tout leur coût demeure encore assez élevé. L'arrivée d'un manufacturier canadien, Kiss Rebreather et d'un distributeur des produits étrangers Ambient Pressure Diving, a favorisé l'adoption de ces équipements. Une trentaine de plongeurs techniques québécois se sont convertis en pilotes de recycleurs, voyons pourquoi : Réduction du coût en gaz : Par définition, le recycleur recycle les gaz. Donc, une économie importante est réalisée. Le recycleur exploite deux gaz distincts : l'oxygène pur et un gaz diluent. Ceux qui pratiquent la plongée trimix en recycleur consomment beaucoup moins d'hélium que si la même plongée était effectuée avec un circuit ouvert. L'hélium, gaz rare fort coûteux, n'est pas un luxe, mais une nécessité pour la sécurité lors de plongée profonde. Lors d'une séance de remplissage en prévision de plongées sur l'épave du R.A. Jodrey en Ontario, un copain ayant adopté le recycleur avant moi, se payait de ma tête, avec raison, en voyant ma facture de remplissage de mon bi-bouteille, 180 dollars pour trente minutes de plongée… Depuis mon adoption du recycleur, la même plongée, avec un temps de fond plus long me coûte 5 dollars en gaz. Pas besoin de mentionner qu'à ce coût, je pourrais plonger le R.A. Jodrey à chaque fin de semaine, chose que je ne pourrais pas me permettre en circuit ouvert…Optimisation de la décompression durant la plongée : Lors des formations de niveau de base on enseigne souvent aux étudiants que les plongées à faible profondeur n'impliquent pas de décompression. Ceci est une mauvaise conception de la plongée. Dès le moment où on s'immerge et respirent un gaz dans un environnement où la pression ambiante est supérieure à celle en surface, un processus de décompression aura lieu sur le plan physiologique. C'est d'ailleurs pourquoi on indique aux plongeurs de remonter lentement afin de permettre au corps de se départir, sans problème, de l'azote accumulé. Lors de ces plongées, à faibles profondeurs et courtes durées, aucun arrêt obligatoire à des profondeurs déterminées n'est requis, seule une lente remontée suffit. Les recycleurs sont des mélangeurs permanents de gaz. Le mélange gazeux ainsi fabriqué et respiré à chaque moment de la plongée est donc optimisé. En circuit ouvert contrairement, le mélange est déterminé en surface et demeure fixe durant la plongée. La caractéristique " dynamique " du gaz respiré avec un recycleur permet de réduire le temps de décompression requis lors des plongées. Grâce au principe de recyclage du gaz, le recycleur permet des immersions allants jusqu'à six heures. Lors de plongées profondes, le temps de décompression requis avant de faire surface est important. Dans ce contexte, le recycleur est un équipement avantageux. Plongée en silence : si l'on exclut les sources environnementales telles que les embarcations à moteur par exemple, les sources de bruit demeurent restreintes. Le bruit le plus significatif est causé par l'expulsion des bulles de gaz par le détendeur lors l'expiration. On s'y habitue, c'est pourquoi cela peut sembler anodin. Par contre, dès notre première immersion en circuit fermé on remarque l'absence de cette source de bruit. On est dans le silence complet. Il n'y a pas d'expulsion de bulles! En fait, le seul bruit que l'on entend c'est notre souffle. Chaque plongeur a ses propres motivations pour visiter le monde sous-marin. Pour ma part, une des raisons c'est de me retrouver au calme, éviter le mauvais stress que la vie nous procure si fréquemment. Plonger dans le silence me procure alors un grand plaisir et je suis assurément ressourcé à la fin de ma plongée! L'humidité et la chaleur: lorsque je plongeais en circuit ouvert, respirer du gaz froid et sec causait une sensation de déshydratation dans ma bouche. De plus, mon temps de plongée était réduit parce que j'avais froid. Le plongeur recycleur respire un gaz humide. De plus, le gaz respiré est chaud, à cause de la réaction chimique qui se produit dans le filtre à CO2. Ces deux derniers aspects sont une remarquable amélioration du confort, particulièrement pour celui qui fréquente nos eaux généralement froides. Par exemple : l'hivers dernier, un frileux comme je le suis à sus tenir le coup pendant une heure trente minutes en plongée sous-glace et au printemps dernier pendant encore une heure trente minutes à 4 C aux Escoumins. Par curiosité personnelle : soyons clair plusieurs plongeurs sont adeptes de la technologie… Les recycleurs sont des équipements beaucoup plus techniques que les équipements à circuit ouvert et cela en attire plusieurs.
L'offre est maintenant plus vaste sur le marché. Il existe maintenant une multitude de manufacturiers. Le coût d'acquisition d'un recycleur débute maintenant autour de six milles dollars canadien. À l'échelle mondiale, l'intérêt pour ces équipements high-tech est en croissance. Le Québec en bénéficie d'ailleurs car depuis peu, deux instructeurs québécois peuvent former les plongeurs en plongée recycleur.
Les revers de la plongée recycleur...
Commentaires de nos instructeurs Québécois:
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Réduction du coût en gaz : Par définition, le recycleur recycle les gaz. Donc, une économie importante est réalisée. Le recycleur exploite deux gaz distincts : l'oxygène pur et un gaz diluent. Ceux qui pratiquent la plongée trimix en recycleur consomment beaucoup moins d'hélium que si la même plongée était effectuée avec un circuit ouvert. L'hélium, gaz rare fort coûteux, n'est pas un luxe, mais une nécessité pour la sécurité lors de plongée profonde. Lors d'une séance de remplissage en prévision de plongées sur l'épave du R.A. Jodrey en Ontario, un copain ayant adopté le recycleur avant moi, se payait de ma tête, avec raison, en voyant ma facture de remplissage de mon bi-bouteille, 180 dollars pour trente minutes de plongée… Depuis mon adoption du recycleur, la même plongée, avec un temps de fond plus long me coûte 5 dollars en gaz. Pas besoin de mentionner qu'à ce coût, je pourrais plonger le R.A. Jodrey à chaque fin de semaine, chose que je ne pourrais pas me permettre en circuit ouvert…
